{"id":442,"date":"2026-02-12T22:16:51","date_gmt":"2026-02-12T22:16:51","guid":{"rendered":"https:\/\/pacte-smartphone-ejm.fr\/?page_id=442"},"modified":"2026-02-17T09:18:35","modified_gmt":"2026-02-17T09:18:35","slug":"pourquoi-reculer-lage-du-premier-smartphone","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/pacte-smartphone-ejm.fr\/index.php\/pourquoi-reculer-lage-du-premier-smartphone\/","title":{"rendered":"Pourquoi reculer l&#8217;\u00e2ge du premier smartphone ?"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les smartphones n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 con\u00e7us pour les enfants, pourtant, ils ont boulevers\u00e9 l\u2019enfance presque du jour au lendemain. En France, les taux d\u2019\u00e9quipement en smartphone chez les enfants sont \u00e9difiants:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>5% des enfants de 6-8 ans poss\u00e8dent d\u00e9sormais un smartphone<\/li>\n\n\n\n<li>25 % des enfants de 9-10 ans,&nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>78% des enfants de 11 ans,<\/li>\n\n\n\n<li>93% des enfants de 12 ans, et&nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>96% des enfants de 13 \u00e0 17 ans<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">42%&nbsp; des 12-17 ans passent entre 2 et 5 heures par jour sur leur smartphone, 9% plus de 5 heures. 58 % d\u2019entre eux d\u00e9clarent consulter quotidiennement les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(sources: <\/em><a href=\"https:\/\/www.blogdumoderateur.com\/moins-13-ans-numerique-usages-2025\/\"><em>etude Born Social 2025 de l\u2019agence Heaven<\/em><\/a><em>, <\/em><a href=\"https:\/\/www.credoc.fr\/publications\/barometre-du-numerique-edition-2025\"><em>Barom\u00e8tre du num\u00e9rique 2025 du CREDOC<\/em><\/a><em>,<\/em><a href=\"https:\/\/www.santepubliquefrance.fr\/etudes-et-enquetes\/enabee-etude-nationale-sur-le-bien-etre-des-enfants\"><em> \u00e9tude nationale sur le bien-\u00eatre des enfants en France, d\u00e9nomm\u00e9e Enabee 2022<\/em><\/a><em>)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au lieu de grandir progressivement, les enfants sont entra\u00een\u00e9s dans un monde num\u00e9rique con\u00e7u pour capter leur attention et les rendre d\u00e9pendants. \u00c0 l\u2019entr\u00e9e en 6\u1d49, <strong>une majorit\u00e9 d\u2019enfants est d\u00e9j\u00e0 expos\u00e9e<\/strong> \u00e0 des plateformes con\u00e7ues pour des adultes, avec des contenus d\u00e9l\u00e9t\u00e8res pour leur sant\u00e9 (conduites \u00e0 risques, jeux d\u2019argent, r\u00e9gimes alimentaires extr\u00eames, contenus violents, pornographiques, haineux, harc\u00e8lement, etc.). Les cons\u00e9quences sur leur d\u00e9veloppement, leur sant\u00e9 physique et mentale et leurs relations sociales sont profondes \u2014 et nous ne pouvons plus nous permettre de d\u00e9tourner le regard.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au-del\u00e0 des probl\u00e8mes physiologiques av\u00e9r\u00e9s du fait d\u2019une utilisation intensive des \u00e9crans (alt\u00e9ration du sommeil, troubles visuels, risques li\u00e9s \u00e0 une trop grande s\u00e9dentarit\u00e9 et \u00e0 un manque d&#8217;exercices physiques), c\u2019est tout le d\u00e9veloppement neurologique et socio-\u00e9motionnel de l\u2019enfant qui est en p\u00e9ril, ainsi que sa sant\u00e9 mentale. L\u2019usage intensif des \u00e9crans perturbe la construction de l\u2019image de soi d\u2019un enfant, alt\u00e8re la qualit\u00e9 de ses relations avec son entourage, d\u00e9t\u00e9riore ses capacit\u00e9s de r\u00e9gulation \u00e9motionnelle et favorise l\u2019anxi\u00e9t\u00e9, la d\u00e9pression et les probl\u00e8mes de comportement. Il expose \u00e9galement les enfants \u00e0 des dangers externes av\u00e9r\u00e9s tels que cyberharc\u00e8lement, hame\u00e7onnage et pr\u00e9dation en ligne (notamment sexuelle).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voici une description rapide des principaux probl\u00e8mes identifi\u00e9s*:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(*s\u00e9lection non-exhaustive d\u2019informations compil\u00e9es \u00e0 partir de donn\u00e9es recueillies par le pacte smartphone. Nous vous encourageons \u00e0 vous renseigner par vous-m\u00eames pour de plus amples informations)<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Sant\u00e9 physique et probl\u00e8mes physiologiques:<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br><strong><em>Alt\u00e9ration du sommeil<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019exposition prolong\u00e9e aux \u00e9crans, notamment avant le coucher, perturbe le rythme circadien (rythme biologique de notre corps) et r\u00e9duit la qualit\u00e9 du sommeil. La lumi\u00e8re bleue des \u00e9crans inhibe la s\u00e9cr\u00e9tion du pic de m\u00e9latonine, qui signale le temps de&nbsp; l\u2019endormissement, et rend ainsi l\u2019endormissement plus difficile. Le d\u00e9filement sans fin et les notifications tardives maintiennent les enfants en \u00e9tat d\u2019alerte alors qu\u2019ils devraient se reposer. Le caract\u00e8re excitant des contenus n\u2019est pas propice \u00e0 la pr\u00e9paration du cerveau et du corps \u00e0 l\u2019endormissement. Or le sommeil est un pilier de la sant\u00e9 des enfants. Ne pas dormir assez compromet leurs capacit\u00e9s attentionnelles, leur m\u00e9morisation, leurs apprentissages et leur neurod\u00e9veloppement. Un sommeil de mauvaise qualit\u00e9 provoque \u00e9galement somnolence la journ\u00e9e, irritabilit\u00e9, tristesse et peut favoriser des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>S\u00e9dentarit\u00e9 et manque d\u2019activit\u00e9 physique<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le temps pass\u00e9 sur les smartphones est souvent pris au d\u00e9triment d\u2019activit\u00e9s physiques essentielles au d\u00e9veloppement sain des jeunes. Cette s\u00e9dentarit\u00e9 accrue augmentent les risques de diab\u00e8te, de surpoids et d\u2019ob\u00e9sit\u00e9. Il favorise \u00e9galement les d\u00e9veloppement de maladies cardio-vasculaires<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Troubles visuels<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019usage intensif des \u00e9crans a des effets d\u00e9l\u00e9t\u00e8res sur la vision; il favorise notamment la myopie Aujourd\u2019hui, une personne sur trois est concern\u00e9e en France (contre une sur cinq en 1970), dont 42% des 10-18 ans. Trois explications \u00e0 cette \u00e9pid\u00e9mie de myopie:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Les \u00e9crans sollicitent excessivement la vision de pr\u00e8s, au d\u00e9triment de celle de loin<\/li>\n\n\n\n<li>La lumi\u00e8re bleue des \u00e9crans;<\/li>\n\n\n\n<li>La consultation des \u00e9crans s\u2019effectue majoritairement en int\u00e9rieur, or l&#8217;\u0153il a besoin&nbsp; d\u2019un minimum d\u2019exposition \u00e0 la lumi\u00e8re du jour pour bien se d\u00e9velopper chez l\u2019enfant.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;(Sources: <em>INSERM ; Institut de la Vision ; Holden et al.<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>D\u00e9veloppement neuro-biologique:<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>D\u00e9clin de l\u2019attention et de la concentration<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un adolescent re\u00e7oit aujourd\u2019hui en moyenne plus de 200 notifications par jour sur son smartphone, ce qui fragmente son attention et rend plus difficile la concentration sur le travail scolaire, les loisirs ou les relations r\u00e9elles. La distraction permanente, caus\u00e9e par les notifications constantes et l\u2019acc\u00e8s facile aux divertissements, est devenue la norme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(source: <\/em><a href=\"https:\/\/www.commonsensemedia.org\/sites\/default\/files\/research\/report\/2023-cs-smartphone-research-report_final-for-web.pdf?utm_source=chatgpt.com\"><em>Constant Companion : A Week in the Life of a Young Person&#8217;s Smartphone Use, Common Sense &amp; C. S. Mott Children\u2019s Hospital (Michigan), 2023<\/em><\/a><em>)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Perte de l\u2019effort \/ D\u00e9pendance au plaisir imm\u00e9diat<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019usage fr\u00e9quent des smartphones et r\u00e9seaux sociaux habitue le cerveau des jeunes \u00e0 des circuits de r\u00e9compense courts et imm\u00e9diats (likes, views..) et \u00e0 la stimulation permanente (scrolls, notifications\u2026). Les \u00e9crans g\u00e9n\u00e8rent des pics de dopamine fr\u00e9quents et r\u00e9guliers chez les jeunes, leur procurant des d\u00e9charges r\u00e9guli\u00e8res de sensations tr\u00e8s positives. En cons\u00e9quence, leur cerveau devient impatient: il s\u2019oriente vers la recherche constante de gratifications rapides et de plaisirs imm\u00e9diats, il d\u00e9veloppe une intol\u00e9rance \u00e0 l\u2019ennui et \u00e0 la frustration et supporte de plus en plus difficilement l\u2019effort.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong><em>Comportements addictifs<\/em><\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des recherches r\u00e9centes r\u00e9v\u00e8lent que l\u2019usage excessif du smartphone d\u00e9clenche des r\u00e9actions addictives dans le cerveau, similaires \u00e0 celles observ\u00e9es dans les addictions \u00e0 l\u2019alcool et aux drogues. Le mod\u00e8le \u00e9conomique des g\u00e9ants du num\u00e9rique est simple : plus les utilisateurs passent de temps sur leurs plateformes, plus ils gagnent d\u2019argent par la vente d\u2019espaces publicitaires et la mon\u00e9tisation des donn\u00e9es sur les pr\u00e9f\u00e9rences et habitudes des utilisateurs. Leurs applications s\u2019appuient sur des dispositifs incitatifs extr\u00eamement puissants (interfaces manipulatrices, ou <em>dark patterns<\/em>, algorithmes proposant des contenus ultra personnalis\u00e9s, scroll infini, autoplay encha\u00eenant automatiquement les vid\u00e9os, stories qui s\u2019effacent au bout de 24h&#8230;) afin de capter de fa\u00e7on prolong\u00e9e l\u2019attention des jeunes et de maximiser leur temps d\u2019utilisation et leur engagement (c\u2019est ce qu\u2019on appelle la captologie).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces effets addictifs sont encore plus forts chez les adolescents. Ceux-ci ont moins de capacit\u00e9s de r\u00e9gulation \u00e9motionnelle et comportementale que les adultes, ce qui les rend particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables aux effets d\u00e9l\u00e9t\u00e8res des r\u00e9seaux sociaux. D\u2019autant plus que les r\u00e9seaux sociaux, tels qu\u2019ils sont con\u00e7us aujourd\u2019hui exploitent, de fait, les besoins propres \u00e0 l\u2019adolescence en mati\u00e8re d\u2019interactions et comparaisons sociales, de sensations et prise de risques, ainsi que de recherche de reconnaissance de leurs pairs.&nbsp;(source: <a href=\"https:\/\/www.mdpi.com\/2673-5318\/6\/4\/118?\">https:\/\/www.mdpi.com\/2673-5318\/6\/4\/118?<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.levelesyeux.com\/actualites\/2025-10-06-la-captologie-ou-lart-de-retenir-notre-attention\/\">https:\/\/www.levelesyeux.com\/actualites\/2025-10-06-la-captologie-ou-lart-de-retenir-notre-attention\/<\/a>, <a href=\"https:\/\/med.stanford.edu\/news\/insights\/2021\/10\/addictive-potential-of-social-media-explained.html?utm_source=chatgpt.com\">https:\/\/med.stanford.edu\/news\/insights\/2021\/10\/addictive-potential-of-social-media-explained.html?<\/a>)<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Sant\u00e9 mentale et troubles psychologiques:<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Contenus Inadapt\u00e9s<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019acc\u00e8s au smartphone peut exposer de fa\u00e7on pr\u00e9coce les enfants \u00e0 du contenu inadapt\u00e9 pour leur \u00e2ge: pornographie, contenus haineux, violence banalis\u00e9e et hyperviolence, d\u00e9sinformation (fake news et deep fakes) et informations anxiog\u00e8nes. Ce contenu est accessible en quelques clics seulement, souvent pouss\u00e9s par des algorithmes toxiques alors m\u00eame que les enfants ne les recherchent pas. Pour capter notre attention, les r\u00e9seaux sociaux poussent en avant les contenus n\u00e9gatifs (suscitant col\u00e8re ou tristesse) parce que ce sont ceux qui retiennent le plus longtemps l\u2019attention. Cons\u00e9quence \u00e9difiante: l\u2019\u00e2ge moyen de d\u00e9couverte de la pornographie est de 10 ans aujourd\u2019hui en France.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019enfant est expos\u00e9 avant d\u2019avoir les outils moraux ou critiques pour comprendre et relativiser ce contenu. Une image traumatisante ne peut que difficilement \u00eatre oubli\u00e9e et aura des cons\u00e9quences durables chez lui. Une fois expos\u00e9 \u00e0 ces contenus, il ne peut plus les \u201cd\u00e9sapprendre\u201d, ni les oublier. Il est alors \u00e0 risque de d\u00e9velopper une vision erron\u00e9e du monde (notamment de la sexualit\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Solitude, r\u00e9duction des liens sociaux et familiaux<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019usage intensif des smartphones peut remplacer les interactions en face \u00e0 face, entra\u00eenant un isolement social. Jean M. Twenge, docteur en psychologie, souligne que l\u2019utilisation excessive des smartphones bouleverse les interactions sociales des adolescents, les rendant plus solitaires et moins engag\u00e9s dans des activit\u00e9s sociales r\u00e9elles. Ainsi, la part de jeunes voyant leurs amis tous les jours ou presque a baiss\u00e9 de 40% entre 2000 et 2015.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(source: <\/em><a href=\"https:\/\/etudiant.lefigaro.fr\/article\/les-smartphones-nuisent-aux-relations-sociales-des-ados_f4c2af04-790f-11e7-a6ae-f9e93f9c55d4\/?utm_source=chatgpt.com\"><em>Les smartphones nuisent aux relations sociales des ados, Le Figaro Etudiant<\/em><\/a><em>)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>D\u00e9valorisation de soi<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les jeunes, notamment les filles, sont particuli\u00e8rement sensibles aux images id\u00e9alis\u00e9es diffus\u00e9es sur les r\u00e9seaux sociaux. Une \u00e9tude interne de Facebook (r\u00e9v\u00e9l\u00e9e par le Wall Street Journal en 2021) a montr\u00e9 qu\u2019Instagram aggrave les probl\u00e8mes d\u2019image corporelle chez une adolescente sur trois. L\u2019exposition fr\u00e9quente \u00e0 des standards de beaut\u00e9 irr\u00e9alistes, valorisant la maigreur, sont susceptibles d\u2019alt\u00e9rer l\u2019estime de soi et d\u2019exacerber des troubles alimentaires comme l\u2019anorexie ou la boulimie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(source: <\/em><a href=\"https:\/\/www.cnbc.com\/2021\/09\/14\/facebook-documents-show-how-toxic-instagram-is-for-teens-wsj.html\"><em>Facebook documents show how toxic Instagram is for teens, CNBC<\/em><\/a><em>)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Anxi\u00e9t\u00e9 et d\u00e9pression&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les taux d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 et de d\u00e9pression chez les adolescents ont explos\u00e9 depuis 2010, p\u00e9riode \u00e0 laquelle les enfants ont commenc\u00e9 \u00e0 avoir des smartphones. Les \u00e9tudes montrent une corr\u00e9lation inqui\u00e9tante entre le temps d\u2019\u00e9cran excessif et l\u2019augmentation des troubles anxieux et d\u00e9pressifs. Une enqu\u00eate men\u00e9e par l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al en 2019 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que chaque heure suppl\u00e9mentaire pass\u00e9e sur les r\u00e9seaux sociaux augmente le risque de sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs chez les adolescents. En France, la pr\u00e9valence annuelle de la d\u00e9pression (proportion de personnes qui ont souffert d\u2019un \u00e9pisode d\u00e9pressif au moins une fois au cours d\u2019une ann\u00e9e)<strong> <\/strong>chez les adolescents a fortement augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, passant de 2 % en 2014 \u00e0 9 % en 2021, une tendance particuli\u00e8rement marqu\u00e9e chez les adolescentes. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019explique notamment par la comparaison sociale constante et l\u2019exposition \u00e0 des contenus fictifs ou id\u00e9alis\u00e9s qui renforcent les sentiments d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 ou d\u2019inad\u00e9quation et peuvent engendrer une d\u00e9valorisation de soi, terrain fertile pour l\u2019\u00e9mergence de sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Source: <\/em><a href=\"https:\/\/www.aphp.fr\/actualites\/reseaux-sociaux-et-sante-mentale-une-etude-pointe-pres-de-600-000-cas-supplementaires-de\"><em>R\u00e9seaux sociaux et sant\u00e9 mentale,<\/em><\/a><em> AP-HP, janvier 2026)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Auto-mutilation et comportements suicidaires<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019usage des r\u00e9seaux sociaux expose les jeunes \u00e0 des contenus pouvant banaliser l\u2019automutilation et le suicide. Les algorithmes ultrapersonnalis\u00e9s peuvent enfermer certains jeunes dans un \u00ab effet silo \u00bb, les exposant de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e aux m\u00eames types de contenus, jusqu\u2019\u00e0 se retrouver dans des boucles de contenus li\u00e9es \u00e0 l\u2019automutilation ou au suicide. Un r\u00e9cent rapport d\u2019Amnesty International (2025), a d\u00e9montr\u00e9 que du contenu li\u00e8 au suicide apparaissait spontan\u00e9ment apr\u00e8s seulement 45 minutes d\u2019utilisation \u201cnon orient\u00e9e\u201d sur un profil de jeune de 13 ans, Trois heures plus tard, tous les comptes sont inond\u00e9s de contenus sombres, exprimant parfois directement une volont\u00e9 de mettre fin \u00e0 ses jours.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plusieurs \u00e9tudes scientifiques sugg\u00e8rent \u00e9galement qu\u2019un usage intensif ou addictif des r\u00e9seaux sociaux chez les adolescents est associ\u00e9 \u00e0 une augmentation des pens\u00e9es suicidaires et du risque suicidaire. Par exemple, une \u00e9tude longitudinale publi\u00e9e dans JAMA (Journal of the American Medical Association) a montr\u00e9 que les adolescents pr\u00e9sentant une trajectoire d\u2019usage addictif des m\u00e9dias sociaux avaient un risque deux \u00e0 trois fois plus \u00e9lev\u00e9 de pens\u00e9es suicidaires.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En France, une \u00e9tude de la Fondation Jean Jaur\u00e8s (2022) note une hausse alarmante des scarifications chez les adolescents, en grande partie influenc\u00e9e par l\u2019exposition \u00e0 des contenus mettant en avant ces comportements.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Sour<\/em><em>ce: <\/em><a href=\"https:\/\/www.amnesty.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/POL4003602025FRENCH.pdf\"><em>Risques de l\u2019utilisation de Tik Tok sur la sant\u00e9 mentale des jeunes<\/em><\/a><em>, Amnesty International)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Adoption de comportements \u00e0 risque<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les r\u00e9seaux sociaux exposent les jeunes \u00e0 des comportements \u00e0 risque, notamment la consommation d\u2019alcool, de tabac ou de cannabis. En mettant en avant des contenus qui valorisent ces pratiques, ils contribuent \u00e0 normaliser certains usages. Par exemple, voir r\u00e9guli\u00e8rement des pairs consommer de l\u2019alcool peut donner l\u2019impression que ce comportement est courant, acceptable ou attendu.Les r\u00e9seaux sociaux favorisent aussi des formes de pression sociale, notamment \u00e0 travers les <em>challenges<\/em>. Certains de ces d\u00e9fis, diffus\u00e9s rapidement et largement, peuvent \u00eatre dangereux. Les adolescents y participent souvent pour obtenir l\u2019approbation de leurs pairs, mesur\u00e9e par les likes et les commentaires. Les jeunes pr\u00e9sentant des fragilit\u00e9s psychologiques, comme des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs ou un trouble de la personnalit\u00e9 borderline, sont particuli\u00e8rement susceptibles de s\u2019engager dans ce type de comportements.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Dangers externes:<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En guise d\u2019introduction, nous vous recommandons de regarder cette courte vid\u00e9o r\u00e9alis\u00e9e par&nbsp; Smartphone Free Childhood, la version US du pacte smartphone: <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=h_xwJ5u9I8o\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=h_xwJ5u9I8o<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Cyberviolence et cyberharc\u00e8lement<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La cyberviolence regroupe diverses formes de violences en ligne, incluant les insultes, la diffusion de rumeurs, l\u2019exclusion num\u00e9rique, le chantage et la diffusion d\u2019images intimes sans consentement). La notion de cyberharc\u00e8lement regroupe, quant \u00e0 elle, ces diverses formes de violences en ligne en y ajoutant les crit\u00e8res de r\u00e9p\u00e9tition dans le temps et de dur\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 2024, 1 \u00e9l\u00e8ve sur 5 a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 victime de cyber-harc\u00e8lement. Autrefois, les disputes et les conflits s\u2019arr\u00eataient \u00e0 la porte de l\u2019\u00e9cole. Aujourd\u2019hui, ils suivent les enfants jusque chez eux, restent pr\u00e9sents sur leurs \u00e9crans jour et nuit, sans espace s\u00fbr pour se d\u00e9connecter, prendre du recul ou se reconstruire. L\u2019anonymat et la facilit\u00e9 de diffusion des menaces amplifient l\u2019engagement dans la cyberviolence.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les r\u00e9seaux sociaux num\u00e9riques facilitent des formes de coercition num\u00e9rique, o\u00f9 les adolescents, en particulier les filles, peuvent se sentir contraints d\u2019envoyer des contenus sexuellement explicites par pression sociale. Le sexting non consenti et la coercition num\u00e9rique sont de nouvelles expressions du sexisme. Ces cyberviolences ont des cons\u00e9quences sur la sant\u00e9 mentale (d\u00e9pressions, tentatives de suicide, automutilations), et peuvent aboutir \u00e0 des risques d\u2019agression sexuelle aussi bien en ligne (sextorsion, p\u00e9dopi\u00e9geages) que hors ligne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Hame\u00e7onnage \/ Pr\u00e9dation en ligne<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sextortion, scammers, criminals, anonymous bullying\u2026 TikTok, Snapchat et Roblox ne sont pas seulement des terrains de jeu pour les enfants \u2014 ce sont aussi des terrains de chasse pour des pr\u00e9dateurs. Ces plateformes sont souvent utilis\u00e9es par des agresseurs sexuels pour cibler des enfants d\u00e8s l\u2019obtention de leur premier smartphone. Les r\u00e9seaux sociaux et les jeux vid\u00e9os en ligne exposent les jeunes aux p\u00e9docriminels.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Exposition \u00e0 des doctrines \/ id\u00e9ologies extr\u00eames<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les r\u00e9seaux sociaux \u00e9duquent plus puissamment que les parents s\u2019ils ne sont pas contr\u00f4l\u00e9s. Ils transmettent des normes, des valeurs, une vision du monde, des mod\u00e8les relationnels, culturels, sociaux et id\u00e9ologiques, sans contr\u00f4le parental, sans responsabilit\u00e9 \u00e9ducative, sans hi\u00e9rarchie morale. Ce ne sont pas des outils neutres, c\u2019est une socialisation massive, continue et insidieuse. L\u2019adolescence est une p\u00e9riode cl\u00e9 pour la construction de l\u2019identit\u00e9 et des opinions, et les r\u00e9seaux sociaux jouent un r\u00f4le grandissant dans la formation de cette opinion.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si les r\u00e9seaux sociaux offrent de nouvelles opportunit\u00e9s d\u2019expression et d\u2019engagement, ils participent aussi \u00e0 entretenir les biais existants, \u00e0 enfermer dans des bulles cognitives, \u00e0 favoriser<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les smartphones n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 con\u00e7us pour les enfants, pourtant, ils ont boulevers\u00e9 l\u2019enfance presque du jour au lendemain. En France, les taux d\u2019\u00e9quipement en smartphone chez les enfants sont \u00e9difiants:&nbsp; 42%&nbsp; des 12-17 ans passent entre 2 et 5 heures par jour sur leur smartphone, 9% plus de 5 heures. 58 % d\u2019entre eux&hellip;&nbsp;<a href=\"https:\/\/pacte-smartphone-ejm.fr\/index.php\/pourquoi-reculer-lage-du-premier-smartphone\/\" rel=\"bookmark\"><span class=\"screen-reader-text\">Pourquoi reculer l&#8217;\u00e2ge du premier smartphone ?<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"class_list":["post-442","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/pacte-smartphone-ejm.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/442","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/pacte-smartphone-ejm.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/pacte-smartphone-ejm.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pacte-smartphone-ejm.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pacte-smartphone-ejm.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=442"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/pacte-smartphone-ejm.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/442\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":455,"href":"https:\/\/pacte-smartphone-ejm.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/442\/revisions\/455"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/pacte-smartphone-ejm.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=442"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}